Bilan 2025 et prospective 2026

Côté travail

Plusieurs fois dans l’année, je prends du temps pour me questionner sur mon activité, qu’il s’agisse de rendez-vous avec ma chargée d’accompagnement ou d’échanges que je peux avoir avec mes pairs. Cela me permet de me projeter et de tisser d’éventuelles collaborations. À ce titre, le mois de janvier revêt un aspect particulier, car c’est un mois durant lequel je fais le bilan de l’année passée, tant sur le plan professionnel que personnel.

Bilan professionnel 2025

En 2025, mon travail s’est réparti entre l’Ouvre-Boîtes et le lycée la Colinière ; la plus grande partie de mon temps étant allouée à mon activité au sein de la coopérative d’activité et d’emploi. Pour ce qui concerne cette dernière, le plan d’action découlant de mon SWOT 2025 est le point de départ de ce bilan professionnel. J’y observe les points suivants :

  1. Communiquer sur mon expertise est toujours un exercice qui m’est difficile.
  2. L’organisation d’ateliers a été plus longue que prévu et a nécessité un temps de rodage pour me mettre en confiance.
  3. La revalorisation de ma rétribution via l’augmentation de mon chiffre d’affaires n’a pas été possible.

Mes activités professionnelles se définissent principalement, voire exclusivement, par leurs valeurs écologiques, sociales et sociétales. Sur ces points, mon année fut en cohérence avec celles-ci et je pense même avoir évolué grâce aux lectures et aux podcasts qui alimentent ma veille technologique.

Bilan économique et financier

En ce qui concerne mon activité au sein de l’Ouvre-Boîtes, les coupes budgétaires engagées ces dernières années par la région des Pays de la Loire, ainsi que l’omniprésence des IA génératives ont fortement impacté ma situation. Ma clientèle privilégiée (entrepreneureuses, TPE, associations, etc.) disposent ainsi d’encore moins de moyens, puisque dépendant, pour partie, d’aides. Par ailleurs, le secteur du numérique semble actuellement en tension : mes récentes lectures et discussions montre que la bulle IA fait beaucoup de mal aux travailleureuses, et le déploiement à marche forcée de cette technologie (conduisant à une dégradation écologique, sociale et sociétale manifeste) a mis un frein aux démarches en faveur d’un numérique acceptable (nouvelle fenêtre chez Louis). De fait, les engagements (déjà bien fragiles) en faveur de l’écoconception, de l’accessibilité web et de la RSE ne semblent plus à l’ordre du jour et des budgets, ce qui a grandement impacté mon chiffre d’affaires.

Comptes de résultat
Libellé Montant
Total produits 6 349,93 €
Total achats 253,30 €
Marge brute 7 163,16 €
Total coût salaire 4 207,72 €
Total dépenses 5 627,98 €
Total résultat 721,95 €

Néanmoins, comme expliqué précédemment, j’ai poursuivi mon travail au sein du lycée de la Colinière auprès des première année de BTS informatique, sur la partie développement. J’y intervient à raison de 4 heures par semaine sur le premier semestre, puis 6 heures par semaine sur le second trimestre. Cette activité me permet d’avoir une rétribution fixe venant contrebalancer la perte de mes revenus au sein de l’Ouvre-Boîtes.

Enfin, j’ai pu bénéficier de la prime d’activité en complément de mes revenus.

Répartition des sources de revenus
Source Montant
Ouvre-Boîtes 2 212,62 €
Lycée la Colinière (brut) 9 301,14 €
CAF 3 751,05 €
Rétribution nette 2025 15 264,81 €

Bilan environnemental

En ce qui concerne la partie environnementale de mes activités, je mesure celle-ci avec le site mis en place par l’Ademe : nos gestes climats (nouvelle fenêtre). Même s’il ne revêt pas un caractère exhaustif, il présente malgré tout l’intérêt de donner des ordres de grandeur et de vérifier ou faire des efforts afin de réduire mon impact carbone.

Répartition de mes impacts environnementaux par catégorie
Catégorie Total
Services sociétaux 1,5 tonne
Divers 0,840 tonne
Transport 0,288 tonne
Alimentation 0,709 tonne
Logement 0,539 tonne
Total 3,8 tonnes

Prospectives 2026

Comme évoqué précédemment, les coupes budgétaires et les IA génératives impactent grandement mon activité. Depuis plusieurs années maintenant, je considère que mon travail est autant de produire des outils et des services que de réduire les impacts du numérique. Afin de démocratiser les sujets que je porte, il semble nécessaire de les rendre plus audibles et financièrement accessibles sans me précariser. Cela m’incite donc à me fixer plusieurs caps :

  1. Évoluer vers un modèle économique plus ouvertement libertaire. Ma valeur d’échange doit s’émanciper du marché financier, de la lucrativité et de la spéculation.
  2. Généraliser le prix libre et conscient. Le coût de mes projets doit tenir compte plus fortement de la dimension écologique, sociale et sociétale des personnes pour qui je souhaite travailler.
  3. Perpétuer la transparence de mes bilans. Le prix libre et conscient s’inscrit dans cette volonté de transparence de mon activité aussi bien sur le volet économique, social et écologique.
  4. Diversifier mes actions. Mon travail visant à critiquer et réduire les impacts des technologies numériques, la mise en place d’ateliers d’émancipation et d’empouvoirement (éducation populaire,installation de Linux, etc.) me semble essentiel pour lutter contre la prolétarisation et la dégradation des conditions de travail et d’existence.
  5. Me rémunérer dignement. Faisant malgré tout partie d’une société de marché basée sur la spéculation, mon travail se doit d’être rémunéré de façon à me permettre de subvenir à mes besoins.

Côté personnel

Mes joies 2025

Mes coups de cœur 2025