Notes hebdo 2026, semaine 12

Une nouvelle semaine encore un peu chaotique dans son rythme mais qui me donne à réfléchir à plein de choses.

Cette semaine au travail

Veille technologique

La Journée du Numérique Responsable

Journée organisée par ADN Ouest ayant pour objectif de “permettre aux professionnels et organisations du Grand Ouest, quel que soit leur niveau de maturité et d’expertise sur le sujet”. J’ai assisté à quatre conférences :

Mon sentiment général sur cette journée est que j’en ressort avec avec beaucoup de frustration. Les discours portés, certes important pour certains, sont assez dépolitisés/dépolitisants et technosolutionniste. Je regrette qu’on ne puisse pas aller plus loin dans les sujets portés, ouvrir une voie à la dénumérisation et à l’objection de conscience sur l’IA. Ce que mes lectures/écoutes de ces dernières années m’ont appris, c’est qu’intrinsèquement, le numérique est extractiviste, colonialiste, écocide et privateur. Aujourd’hui, ce secteur est entre les mains de personnes impérialistes masculinistes, libertariennes et servant un agenda politique fasciste. Leur dernière trouvaille, l’IA générative, exploite des travailleureuses ultra-précaires, prolétarise la pensée, confisque le travail avec, pour objectif, la taylorisation.

Je n’utilise pas d’IA générative pour les raisons citées précédemment; je n’utilise pas d’IA générative car on m’a enseigné que mon métier repose sur un savoir-faire, une expérience technique acquise par la formation et l’expérience, qu’il privilégie la qualité et l’unicité et qu’il porte l’empreinte de saon créateurice ; je n’utilise pas d’IA générative car on m’a enseigné que mon métier doit permettre d’adapter et d’innover en fonction des besoins des clients ; je n’utilise pas d’IA générative car on m’a enseigné que mon métier demande rigueur et sens du détail, la capacité à résoudre des problèmes techniques, et de savoir communiquer avec ma clientèle et mes collègues.

Je voudrais des évènements ou l’on verrai, opposé aux discours technosolutionnistes, les personnes invisibilisées par le numérique : les exploitées dans les mines, les travailleureuses du clic, les femmes, les racisées, les transgenres, les handicapées et les personnes en situation de fracture numérique. Cela aurait une toute autre saveur.

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