Notes hebdo 2026, semaine 12
Une nouvelle semaine encore un peu chaotique dans son rythme mais qui me donne à réfléchir à plein de choses.
Cette semaine au travail
- Reprise des démonstrations du CMS Translucide. Cela s’est très bien passé, et j’ai apprécié m’y remettre avec un petit groupe, ce qui a permis de créer un temps d’échange de qualité.
- De la programmation avec des évolutions à venir pour ls site web d’Arviva (nouvelle fenêtre) et de correctifs avant livraison pour l’Atelier moins mais mieux (nouvelle fenêtre).
- Aux vues du retard sur les derniers TP, je me demande s’il ne faudrait pas arrêter ma progression de cours pour reconsolider les bases, Ma crainte étant de perdre une partie de la classe.
Veille technologique
- The Ensh*ttificator. Une vidéo légère pour aborder la question de la merdification du numérique. Poursuivre sur Viméo…
La Journée du Numérique Responsable
Journée organisée par ADN Ouest ayant pour objectif de “permettre aux professionnels et organisations du Grand Ouest, quel que soit leur niveau de maturité et d’expertise sur le sujet”. J’ai assisté à quatre conférences :
- Survivre au numérique. J’ai bien aimé le format conférence inversée, à savoir que les animateurices partaient des expériences et témoignages du public pour construire la table ronde. Les échanges ont globalement tournés autours du libre et de la dégafamisation des services numériques (du domaine public), avec, pour exemple, la ville d’Échirolles. J’en ressort avec le sentiment que le thème n’a pas été traité, ou d’un titre piège à clic.
- Accessibilité numérique : quoi de neuf pour le secteur privé ?. Une conférence autour du cadre d’application du RGAA, des structures concernées et des obligations légales liées à la mise en conformité. Une piqûre de rappel est toujours la bienvenue.
- Eco anxiété et Burn out : parallèle et distinctions entre ces 2 phénomènes croissants de nos sociétés. C’est une bonne chose d’avoir prévu un temps pour parler de santé mentale et alerter sur les impacts sanitaires de l’éco-anxiété et du burn-out. Il était intéressant de découvrir les liens entre ces deux états psychologiques. Néanmoins, je regrette un peu que les pistes de soin proposées ai été individuelles au détriment d’une critique politique, managériale, voire anticapitaliste. J’imagine, malgré tout, qu’il n’est pas évident de porter ces discours dans un cadre professionnel et pro entreprenariat.
- Keynote : Un numérique éthique est il encore possible ?. Moment assez difficile pour moi que cette Keynote. L’éthique étant une question de morale (donc subjective), avoir laissé une seule personne répondre à cette question à fortement orienté la réponse. De mon point de vue, cette Keynote était beaucoup trop technosolutionnisme et manquait d’une parole opposée. Elle aurait mérité un débat en lieu et place d’un seul en scène.
Mon sentiment général sur cette journée est que j’en ressort avec avec beaucoup de frustration. Les discours portés, certes important pour certains, sont assez dépolitisés/dépolitisants et technosolutionniste. Je regrette qu’on ne puisse pas aller plus loin dans les sujets portés, ouvrir une voie à la dénumérisation et à l’objection de conscience sur l’IA. Ce que mes lectures/écoutes de ces dernières années m’ont appris, c’est qu’intrinsèquement, le numérique est extractiviste, colonialiste, écocide et privateur. Aujourd’hui, ce secteur est entre les mains de personnes impérialistes masculinistes, libertariennes et servant un agenda politique fasciste. Leur dernière trouvaille, l’IA générative, exploite des travailleureuses ultra-précaires, prolétarise la pensée, confisque le travail avec, pour objectif, la taylorisation.
Je n’utilise pas d’IA générative pour les raisons citées précédemment; je n’utilise pas d’IA générative car on m’a enseigné que mon métier repose sur un savoir-faire, une expérience technique acquise par la formation et l’expérience, qu’il privilégie la qualité et l’unicité et qu’il porte l’empreinte de saon créateurice ; je n’utilise pas d’IA générative car on m’a enseigné que mon métier doit permettre d’adapter et d’innover en fonction des besoins des clients ; je n’utilise pas d’IA générative car on m’a enseigné que mon métier demande rigueur et sens du détail, la capacité à résoudre des problèmes techniques, et de savoir communiquer avec ma clientèle et mes collègues.
Je voudrais des évènements ou l’on verrai, opposé aux discours technosolutionnistes, les personnes invisibilisées par le numérique : les exploitées dans les mines, les travailleureuses du clic, les femmes, les racisées, les transgenres, les handicapées et les personnes en situation de fracture numérique. Cela aurait une toute autre saveur.
Mes joies
- Ma sœur a eu 30 ans. On s’est donc fait une soirée familiale pour l’occasion.
- Quelques parties d’échec avec mon enfant.
- Une dose de soleil pour le plein de vitamine D.
- On a reçu mes parents ce week-end, c’était très chouette de passer du temps avec elleux.
Lu, vu ou écouté
- Cherchez la femme. J’ai trouvé la comédie, le traitement de la question du Niqab et la diversité des points de vues plutôt bien menées. Poursuivre dans Wikipédia…
Jeux
- Échecs (ELO 630).